Barings

La Barings, disparue en 1995, était la plus vieille banque d'Angleterre.


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La Barings, disparue en 1995, était la plus vieille banque d'Angleterre (250 ans d'existence).

Histoire

La Barings a été fondée en 1762 par Sir Francis Baring sous le nom de "John and Francis Baring Company". En 1803, elle a participé au financement de l'achat de la Louisiane par les États-Unis à la France.

En 1806, le fils de Francis, Alexander Baring, rejoignit l'entreprise qu'ils renommèrent "Baring Brothers & Co. ", après sa fusion avec le bureau londonien de la banque néerlandaise "Hope & Co. ", où Alexander travaillait avec Henry Hope.

En 1890, la banque se trouva confrontée à de graves difficultés du fait de son exposition au premier défaut de paiement d'une dette souveraine, celle de l'Argentine et de l'Uruguay. Elle fut sauvée par un consortium organisé par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, William Lidderdale, au cours de la crise de 1890.

Depuis le roi George V, c'était aussi la banque de la famille royale britannique, jusqu'à sa disparition le 26 février 1995, date à laquelle elle a été reprise par ING au prix symbolique d'une Livre Sterling.

La chute

En 1995, la Barings a été mise en faillite à cause de placements à découvert supérieurs aux fonds propres de la banque. Ces placements avaient été réalisés par le trader Nick Leeson dont l'histoire a fait sensation, et a été relatée dans la biographie Rogue Trader et mise en scène au cinéma en 1999 dans le film Trader. Mise en cessation de paiement, elle a été racquise par la banque ING au prix symbolique d'une livre sterling.

Outre la faillite de la banque, c'est le processus ayant conduit au désastre qui a le plus surpris à l'époque. Un bureau de trading basé à Singapour, et opérant sur les marchés dérivés d'action a été en mesure de générer 850 M£ de pertes, engloutissant plus du double des capitaux propres de la banque, et la précipitant dans la faillite à la stupeur de son propre top management basé à Londres.

Pour le compte de la Barings, Nick Leeson achetait et vendait des contrats à terme sur l'indice boursier Nikkei 225, comprenant les 225 plus grandes entreprises japonaises, mais en opérant sur le marché à terme de Singapour où est coté le contrat Nikkeï.

Pour des raisons toujours inconnues, Leeson a acquis pour près de 20 milliards de dollars de contrats à terme sur le Nikkeï, ce qui fait que sa banque a été contrainte de verser des appels de marge au marché de Singapour. Le quotidien financier japonais Nihon Keizai Shimbun a révélé qu'elle a même été contrainte de lancer des emprunts inhabituels, pour payer ces appels de marge.

Faillite annoncée

La presse britannique a pour sa part révélé que les supérieurs hiérarchiques de Leeson avaient touché pour l'année 1994 des bonus particulièrement élevés, cette même année avait vu la banque réaliser une activité, particulièrement importante, sur les marchés des options sur ce même indice Nikkeï.

L'agence de presse Bloomberg, citée à l'époque par le quotidien La Tribune, avait révélé que la Barings était engagée d'autre part sur un «straddle», opération consistant à garantir pour ses clients des plus-values au cas où le Nikkei passerait soit au-dessous d'un certain niveau, soit au-dessus d'un autre niveau. La Barings tablait ainsi sur la poursuite d'une relative stabilité de l'indice boursier japonais, pari devenu absurde avec le tremblement de terre de Kōbe. Compte tenu de ces engagements sur les options et du tremblement de terre, la Barings risquait de toutes façons de tomber en faillite.

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"qui ruina la Barings"

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