Réassurance / Réassureur

La réassurance, pour schématiser, est l'assurance pour les sociétés d'assurances. Quelquefois nommée assurance secondaire, celle-ci ne peut pas exister sans l'étape préliminaire du transfert de risque que représente l'assurance primaire.


Catégories :

Assurance

Définitions :

  • Le fait, pour une société d'assurances, de transférer à un autre assureur des risques qu'elle garantit. (source : clhia)

La réassurance, pour schématiser, est l'assurance pour les sociétés d'assurances. Quelquefois nommée assurance secondaire, celle-ci ne peut pas exister sans l'étape préliminaire du transfert de risque que représente l'assurance primaire. La réassurance est membre du secteur de l'assurance et de la finance généralement.

Histoire de la réassurance

Les premières lois relatives à l'assurance remontent au code d'Hammurabi à Babylone au XVIIIe siècle av. J. -C.

Les premières traces de pratiques plus que de contrats, assimilables à la technique de transfert du risque et de maîtrise de l'aléa moyennant le règlement d'une prime se retrouve vers 3000 av. J. -C. en Chine orientale où de riches marchands faisaient répartir les valeurs des biens transportés entre différents vaisseaux appartenant aux uns ainsi qu'aux autres, tout en contre-garantissant une partie de leur biens par l'émission de titres payables par les acheteurs en cas de survenance de l'aléa qui, dans ce cas, ne pouvait être que la perte totale du bâtiment. Dans le cas de la bonne arrivée à destination le garant conservait la prime d'émission. Ces pratiques de mutualisation entre les preneurs de risques furent développées par les peuples méditerranéens pour la garantie des transports maritimes, que ce soit par les Phéniciens ou bien les Grecs, comme à Rhodes.

Cependant, l'assurance sous sa forme moderne et contractuelle n'apparaît qu'avec l'essor des riches cités-État d'Italie du Nord et de Flandre à la suite du développement maritime, commercial et financier de celles-ci. Ainsi, en 1310 le comte de Flandre fait éditer une charte pour la création d'une chambre de l'assurance à Bruges dont la fonction était d'éditer des garanties d'assurance conçues pour la protection du risque maritime et faciliter ainsi le commerce déjà particulièrement prospère en Flandre. La réassurance apparaît peu après ce renouveau de l'assurance : en 1370, deux assureurs vénitiens assuraient alors la marchandise d'un bateau effectuant la liaison entre le port de Gênes et la ville de L'Écluse, aux Pays-Bas. Ils décidèrent de céder le risque à un troisième assureur sur la partie la plus risquée du voyage, à partir du détroit de Gibraltar lors de l'escale à Cadix en Espagne, et ce, jusqu'au passage du golfe de Gascogne. On a retrouvé depuis des contrats de réassurance en Italie, en France et au Royaume-Uni. Mais ceux-ci restent limités à quelques cessions spécifiques et sont en particulier présents dans le commerce maritime.

C'est à Londres, au Royaume-Uni, que la première organisation moderne d'assurance a vu le jour sous la forme du Hand-in-Hand Fire Office, créé en 1696 en réponse au grand incendie de Londres de 1666. À Londres toujours, la première société d'assurance se créée en 1710 sous le nom de Sun Fire. Particulièrement rapidement, des sociétés d'assurance vont apparaître et se développer dans l'ensemble des pays occidentaux, en particulier au Royaume-Uni, en Allemagne et en France.

La réassurance moderne ainsi qu'à grande échelle est apparue en Allemagne vers la fin du XIXe siècle, suite à la révolution industrielle de ce pays. Les sociétés d'assurance allemandes avaient de plus en plus de mal à couvrir les usines et autres complexes industriels immenses, en particulier en cas d'incendie. Elles ont par conséquent fait appel à des contrats de réassurance, et les techniques de réassurance se raffinèrent au fil du temps. Dès 1852, la Kölnische Rück fut créée en Allemagne pour répondre aux besoins de capacité du secteur industriel allemand en fort développement.

Dès lors, de nombreuses sociétés spécialisées seulement dans la réassurance émergèrent et la réassurance se mit à couvrir environ l'ensemble des branches sur l'ensemble des marchés d'assurance mondiaux. Cependant l'offre et la demande de réassurance restent bien plus fortement implantés dans les pays développés, l'offre de réassurance provenant principalement de quelques pays occidentaux (Allemagne historiquement, Suisse, Royaume-Uni, États-Unis, France).

En août 1992, l'ouragan Andrew toucha particulièrement fortement la Floride. Il en résulta un besoin impérieux de capacité de protection de réassurance contre les phénomènes naturels aux États-Unis. Ainsi, plusieurs réassureurs nouveaux sont apparus aux Bermudes, le marché bermudien ayant été dès les années 1970 un marché de captives d'assurance essentiellement à vocation industrielle ainsi qu'à but fiscal et une source de réassurance pour pallier la crise de la responsabilité civile aux États-Unis dans les années 1980. Dès 1993, ce marché a servi à pourvoir les cédantes américaines en capacités de réassurance dommages catastrophes (property cat), puis dès mi-1990, ces réassureurs ont recherché un meilleur équilibre de leurs expositions mondiales (aggregates) en se développant essentiellement au Japon puis Asie, et enfin en Europe. Actuellement ces sociétés sont à majorité multibranches et énormément d'entre elles disposent de bureaux ou filiales en Europe ou en Asie, elles sont toutes parmi les tops 10 des classements en termes de chiffre d'affaires et de capitalisation (XL Group, Partner Re, Axis, Renaissance Re, etc. ).

Principes de la réassurance

Le principe de la réassurance est aussi simple que celui de l'assurance. Le code de commerce allemand dispose à ses articles consacrés à la réassurance que «le réassureur est l'assureur de l'assureur». Il s'agit pour la société d'assurance (la cédante) de céder à une société spécialisée (le réassureur) un risque aléatoire (les conséquences d'un sinistre incendie, de la mort, d'un tremblement de terre, d'un naufrage) contre le règlement d'une prime de réassurance correspondant au risque transféré et au mode de transfert prévu dans le contrat de réassurance (le traité). La société d'assurance est alors nommée la cédante (ou assureur primaire) et elle effectue une cession auprès d'un ou de plusieurs réassureurs (l'assureur secondaire) par un contrat de réassurance (ou programme). Un contrat de réassurance existe sous de nombreuses formes et peut couvrir une période donnée ou non, quoique la majorité des contrats de réassurance aient une période de validité d'un an.

Voici un exemple particulièrement simplifié qui décrit ce principe :

Les spécifiques M. X et Mme Z veulent assurer leurs biens immobiliers auprès de l'assureur A qui accepte de les couvrir. M. X a signé une police pour une garantie de 1 000 000 € en échange d'une prime qu'il devra verser de 400 €. Mme Z a quant à elle souscrit une police qui garantit 2 000 000 € contre une prime de 800 €. L'assureur A reçoit par conséquent une prime totale pour son portefeuille dommages aux biens de 400 + 800 = 1 200 €. Par contre, le montant total de sa garantie mise en jeu est de 1 000 000 € + 2 000 000 € = 3 000 000 €. Ce montant de garantie peut se manifester si par exemple les biens de M. X et Mme Z sont sinistrés par une même tempête ou le même incendie. L'assureur A n'ayant que 2 500 000 € de fonds propres, il décide de se faire réassurer auprès du réassureur R pour éviter toute faillite. A et R se mettent d'accord pour un contrat de réassurance portant sur une garantie de 500 000 € qui interviendrait sur un sinistre ou une catastrophe dépassant 2 500 000 €. Pour cette couverture, le réassureur R va demander 1 % de la prime du portefeuille dommages aux biens de l'assureur A, soit 1 % * 1 200 € = 12 €.

Dans la réalité, les portefeuilles cédés aux réassureurs peuvent porter sur des centaines de milliers, ou alors des millions de spécifiques, et les garanties peuvent s'élever à des centaines de millions, ou alors des milliards d'euros.

Le contrat de réassurance ne lie juridiquement que la cédante à son réassureur. Ainsi, la cédante devra rembourser son assuré sinistré même si le réassureur refuse de payer la cédante (par exemple à cause d'une interprétation différente des clauses du contrat de réassurance) ou s'il ne peut pas le régler (par exemple en cas d'insolvabilité) il est par conséquent juridiquement ducroire des engagements qu'il a contracté auprès de ses assurés. Le particulier ou l'entreprise assurés ne sont habituellement pas au courant de l'existence d'un contrat de réassurance et ils n'ont aucun contact avec le (s) réassureur (s). Ceci explique la méconnaissance du public généralement du mécanisme de la réassurance, sauf quand les médias évoquent la réassurance lors de grandes catastrophes comme les attentats du World Trade Center. La jurisprudence aux États-Unis en matière de réassurance fait exception à cette réalité en ce que des juges ont déjà condamné directement les réassureurs d'une cédante insolvable (cut-through), même si ces cas restent marginaux, ils font partie de la chose jugée aux États-Unis et tout réassureur doit savoir qu'il s'expose à ce genre de jurisprudence en acceptant des affaires américaines.

Jadis limitée à quelques affaires spécifiques, la réassurance est devenue actuellement un acteur important du secteur de l'assurance où elle joue une influence croissante. Cette montée du rôle des réassureurs est due à plusieurs facteurs :

Les réassureurs couvrent généralement des risques avec des garanties particulièrement importantes. Ils éprouvent par conséquent le besoin d'atomiser leurs risques toujours plus que les assureurs. Les réassureurs possèdent fréquemment un portefeuille particulièrement international, éclaté sur de nombreux pays, et particulièrement varié dans de nombreuses branches (vie, non vie, aviation, dommages aux biens, crédit et caution, etc. ). De même, un réassureur fera plus attention au contrôle de son cumul (par exemple toutes ses couvertures de risques dommages sur la côte ouest des États-Unis). On utilise fréquemment l'expression équivalente en anglais d'aggregates pour parler de ces cumuls.

Sur un même programme (ou bien contrat) de réassurance, il existe une seule cédante (plus peut-être ses filiales) et généralement plusieurs réassureurs (fréquemment de l'ordre de quatre à dix mais quelquefois jusqu'à plus de trente). Le réassureur qui a la plus grande part de la cession totale est nommé le réassureur apériteur (leader). Ce dernier peut jouir de certains privilèges comparé aux autres, et généralement c'est seulement avec lui que la cédante discutera d'une éventuelle modification du contrat ou bien négociera dans l'objectif d'inclure des affaires spéciales. Les autres réassureurs doivent suivre la décision de ces discussions.

La limite du dispositif est celle du risque majeur étendu à une grande échelle qui génèrerait des coûts insupportables pour tout le dispositif d'assurance. Les sinistres que craignent les réassureurs sont des événements de type catastrophe naturelle majeure à grande échelle (crue de la Seine à Paris par exemple), pandémie grippale grave ou actes terroristes graves, susceptibles d'engendrer de longues pertes d'exploitation par rupture de la continuité économique qui pourrait nécessiter des milliards d'euros d'indemnisation. Diverses clauses dans la majorité des contrats protègent les assureurs contre une partie de ces risques. Certains États ont eux-mêmes aussi pris des dispositions législatives pour ne pas couvrir des risques de type accident nucléaire majeur.

Fonctionnement de la réassurance

On peut distinguer plusieurs branches et sous-branches dans la réassurance (vie, non vie, dommages aux biens, responsabilité civile, etc. ) qui se déclinent en trois grands types ou modes de réassurance (obligatoire, facultatives et facultative-obligatoire) qui peuvent eux-mêmes se conjuguer sous quatre grandes formes de contrats de réassurance (excédent de sinistre, excédent de pleins, excédent de perte, quote-part).

La plupart des contrats ont une durée d'un an avec pour date d'effet le 1er janvier, sur le marché Européen, 1er Juillet sur le marché Américain, et 1er Avril, pour le marché Japonais. Chaque année les contrats de réassurance sont renouvelés durant la période de renouvellement (renewal) qui marque habituellement le pic d'activité chez les réassureurs, les courtiers de réassurance et le département cession des cédantes.

Durant le renouvellement la cédante et/ou son courtier font le plus souvent un appel d'offres de réassurance avec un type de contrat et des conditions préchoisies (quelquefois en accord avec le réassureur apériteur) décrites sur une note de couverture (slip). Les réassureurs proposent alors soit seulement soit successivement, le prix (un taux sur l'assiette de prime du portefeuille) et la part qu'ils souhaitent pour participer à ce contrat ou programme de réassurance (quelquefois le taux de cession/rétention). La cédante choisira ensuite un taux de prime puis allouera les parts à chaque réassureur en leur envoyant une note de couverture définitive. Plus tard elle leur enverra le document contractuel (wording) qui définit plus en détail les règles et conditions du contrat de réassurance, que chaque partie signera.

Branches et sous-branches de la réassurance

Les différents types de réassurance suivent dans les grandes lignes ceux des assurances. Il s'exerce par conséquent une première différence entre :

La réassurance non vie se divise ensuite entre :

La réassurance financière (financial ou bien finite) peut être reconnue comme un type de réassurance à part (voir la section suivante).

Il existe aussi la réassurance dite en programme business qui couvre des risques liés aux grandes entreprises et qui existe en particulier aux États-Unis.

Types ou modes de réassurance

Les trois modes de réassurance sont , par ordre de volume de primes, la réassurance obligatoire réalisée par traités (treaties) qui couvre tout le portefeuille d'une cédante dans une sous-branche, comme le portefeuille automobile ou incendie par exemple. Par la suite vient la réassurance facultative réalisée par des facultatives (facultatives en anglais) qui couvre un ou plusieurs risques ou polices spécifiques de la cédante et qui sont explicitement décrits. Enfin bien plus rare, la réassurance facultative-obligatoire qui exécute un mélange des deux modes qui ont précédé. Par définition, la réassurance en traité couvre des sommes bien plus importantes et le réassureur doit accepter de couvrir l'ensemble des risques de la sous-branche de la cédante, tandis que la réassurance en facultative ne couvre qu'un ou quelques risques choisis par les deux parties. Elle réclame par conséquent une expertise plus importante et se rapproche de la souscription en assurance. Dans la réassurance facultative-obligatoire, la cédante choisit quels sont ses risques qui seront cédés au réassureur qui doit accepter de couvrir tous ces risques.

Formes de réassurance

Réassurance proportionnelle

La réassurance proportionnelle consiste en une participation proportionnelle du réassureur aux gains (primes) et pertes (sinistres) de la cédante. Et dans le cadre de la réassurance proportionnelle, le réassureur en contrepartie d'une portion ou partie déterminée de la prime d'assurance facturée par la cédante, indemnise cette dernière contre une portion déterminée des sinistres couverts par la cédante au titre des polices concernées et des (Loss Adjustment expenses).

Quote-part ou QP (quota share)

Quote part.jpg Le réassureur partage un pourcentage équivalent des primes et des sinistres du portefeuille de la cédante. Ainsi dans ce type de contrats, le sort de la cédante et du réassureur sont particulièrement liés. Dans l'exemple d'en haut, pour une cession de 50 %, le réassureur R en cas de sinistre total (3 000 000 €) aurait dû payer 1 500 000 € à la cédante A qui lui aurait jusque là versé 50 % de la prime, soit 600 €.

Ainsi le traité en Quote part est la forme la plus simple de cession de réassurance "Obligatoire" qui consiste à partager proportionnellement les primes et les sinistres d'une branche ou une catégorie selon un pourcentage fixé d'avance.

Dans ce genre de traité, il n'y a pas d'homogénéité dans la réassurance de ces risques c-à-d que l'ensemble des risques acceptés par la cédante font l'objet d'un partage proportionnel entre la cédante et le réassureur. Par conséquent il n'y a aucune distinction entre un risque de faible capital ou de somme assurée et un autre plus important, mais ils sont tous limités à un seul "plein de souscription".

Pour corriger cette faiblesse qui consiste à céder l'ensemble des risques dont la cédante a la capacité de conserver pour son propre compte et sans faire appel à la réassurance, nous pouvons choisir une autre forme de réassurance, le traité en "excédent de plein".

Excédent de pleins ou XP (surplus share)

Le réassureur va intervenir seulement sur les polices dépassant un certain montant de garantie, nommée ligne (line). En suivant l'exemple d'en haut, un contrat en excédent de pleins pourrait être comme tel : R intervient à partir d'une ligne de 2 000 000 € jusqu'à deux lignes, soit 4 000 000 €. Ainsi R ne touchera comme prime que les polices avec un montant de garantie égal ou supérieur à 2 000 000 €, c'est-à-dire seulement celle de Mme Z, 800 €. En cas de catastrophe où les polices de M. X et Mme Z sont complètement sinistrées, R payera seulement pour la garantie de Mme Z soit 2 000 000 € tandis que A, habituellement, ne devrait débourser de l'argent que pour M. X soit 1 000 000 €.

Autre définition, le plein ou "Ligne" est le montant en capital conservé par la cédante pour son propre compte sur chaque affaire. Il fluctue selon sa capacité de souscription dans une catégorie déterminée, ce plein est fixé par un conseil d'administration.

Donc, il est indispensable de faire un partage de l'ensemble des risques qui dépassent son plein de conservation, risque par risque et d'établir des borderaux de répartition des capitaux, des primes et des sinistres. Exemple :

Une société "X" assure une usine pour un capital de 25.000.000 Dhs elle conserve sur cette affaire un plein de 2.000.000 Dhs et cède en réassurance neuf pleins de 2.000.000 dhs, ce qui est égal à 18.000.000 dhs le sous total étant de 20.000.000 dhs.


> Le montant restant est de 5.000.000 est positionné en cession facultative.
> Le traité en Excédent de Plein a une gestion lourde, parce qu'il prévoit la confection à chaque période de compte et de souscription des bordeaux de primes et de sinistres, risque par risque.

Réassurance non proportionnelle

Dans le dispositif de la réassurance non proportionnelle, le réassureur n'intervient qu'à un certain seuil de sinistre ou de perte de la cédante. Le réassureur touchera pour cela un pourcentage de la prime. Le sort de la cédante et du réassureur sont nettement moins liés, ainsi au cours d'une année d'exercice, A pourra être en perte, mais pas nécessairement R, ce qui aurait dû être le cas dans le cadre d'un contrat en quote-part.

Excédent de sinistre ou XS (excess of loss ou XL)

Excedent de sinistre.jpg C'est le cas de l'exemple présenté au début. Il existe un seuil d'intervention sur un sinistre, nommée la priorité, et une limite d'intervention du réassureur, nommée la garantie. L'écriture d'un XS est simplifiée en écrivant «la garantie XS la priorité». Pour l'exemple on écrira donc : «3 000 000 € XS 2 500 000 €».

Le traité Excess of Loss working protège une catégorie du portefeuille de la cédante à la survenance de tout sinistre dépassant sa priorité dans une période determinée qui peut être une année ferme, nommée année de survenance. La limite à régler par sinistre est fixée d'avance : portée de l'excedent de sinsitres (Portée de l'Excess).

Et on trouve aussi, un traité en XL sur Conservation par risques et par évenement à la survenance d'un cas affectant un ou plusieurs risques assurés par la cédante.

Excédent de perte (stop-loss ou SL)

Excedent de perte.jpg Le réassureur intervient quand l'assureur est en perte. Le seuil et la limite d'intervention du réassureur sont définis en fonction d'un pourcentage du total des primes perçues par la cédante (par exemple entre une perte supérieure à 110 % des primes acquises jusqu'à une perte allant à 130 %, qu'on écrira «130 % SL 110 %»).

D'autre part, une cédante (l'assureur) peut protéger le résultat d'une branche par une couverture en STOP-LOSS. Ce genre de traité permet l'équilibre du bilan technique annuel de cette dernière (cédante).

Réassurance non traditionnelle

Enfin, la réassurance non respectant les traditions propose d'autres types de couvertures plus complexes avec des outils financiers (par exemple spread-loss, XL aggregate, etc. ).

Réassurance respectant les traditions et non traditionnelle

Ces dernières années la réassurance non respectant les traditions a vu sa part dans la réassurance mondiale augmenter progressivement, même si elle reste marginale. On regroupe dans la réassurance non respectant les traditions les différentes formes de transfert de risque non classiques comme la réassurance financière ou le transfert alternatif de risque. L'idée générale de ces produits est d'offrir des solutions au mieux adaptées au cas par cas. Au départ particulièrement orientée vers le lissage de bilan des sociétés d'assurance, la réassurance financière s'est éloignée de ce type d'opération financière après surtout les déboires du géant américain AIG et la pression des autorités de contrôle américaines pour empêcher ces embellissements ou trucages de bilan des sociétés. Actuellement, la réassurance non respectant les traditions s'est rapprochée des activités plus classiques de la réassurance mais en proposant des solutions ad hoc plus flexibles et mieux adaptées que les formes respectant les traditions de la réassurance. Le transfert alternatif du risque ou alternative risk transfer (ART) correspond quant à lui à un transfert du risque sur les marchés financiers. Les produits ainsi proposés sur les marchés de capitaux peuvent être des opérations de titrisation (cat bonds), des protections avec franchise de sinistre marché (MLF ou market loss franchise, ILW ou industry loss warranty), des déclencheurs notionnels (portfolio sample trigger), des options et des swaps subordonnés, des dérivés climatiques (weather derivatives), des couvertures indicielles, etc. Les autres formes de réassurance non respectant les traditions (par exemple titrisation, market loss franchise, options et swaps subordonnés) pourront cependant continuer à exister sous réserve de leur compatibilité avec les règlements de comptabilité internationales ou statutaires (IFRS, US GAAP, French GAAP, SAP, etc. ).

L'abréviation ou re en anglais

Les abréviations (pour réassurance) ou re (pour reinsurance) en anglais accompagnent le nom de la majorité des compagnies de réassurance, comme un symbole d'appartenance à la branche. A titre d'exemple, c'est le cas pour le n°1 mondial de la réassurance : Munich Ré.

Marché de la réassurance

Selon les données 2004 de la Fédération française des sociétés d'assurances[1], le marché de l'assurance mondiale représente un chiffre d'affaires d'environ 2 100 milliards d'euros et celui de la réassurance 135 milliards d'euros (soit 6, 5 % de l'assurance) dont 100 milliards disponibles sur le marché international de la réassurance (4, 7 %).

En France, cinquième marché mondial, le marché de l'assurance représente en 2004 un chiffre d'affaires de 158 milliards d'euros, soit plus de 7 % de l'assurance mondiale. Le marché de la réassurance y représenterait un chiffre d'affaires de l'ordre de 8 milliards d'euros dont 5 disponibles sur le marché concurrentiel.

Tandis que le marché de l'assurance se divise en 57 % de branche vie et 43 % de non vie, celui de la réassurance se compose à 20 % de vie ainsi qu'à 80 % de non vie. Cela vient du fait que les grands sinistres sont en non vie, d'où le plus grand besoin en réassurance.

Le marché de la réassurance est toujours plus concentré que celui de l'assurance et les vingt plus gros réassureurs mondiaux représentent 74 % du marché en 2004 (39 % en 1990) et les cinq premiers 45 % (21 % en 1990).

En 2004 les pays les plus demandeurs de réassurance étaient les États-Unis (42 %), suivi par l'Allemagne (17 %), le Royaume-Uni (11 %) et la France (6 %).

Du côté de l'offre de réassurance, l'Allemagne se place en tête en 2004 avec 26 %, suivie par les États-Unis (19 %), les Bermudes (17 %) et la Suisse (16 %).

Les douze principaux réassureurs mondiaux au 31 décembre 2006 étaient dans l'ordre décroissant[2] :

  1. Munich Re (Allemagne, chiffre d'affaires de 28, 3 milliards de dollars américains de primes émises)
  2. Swiss Re (Suisse, 25, 9 milliards de dollars américains)
  3. Lloyd's (Royaume-Uni, 11 milliards de dollars américains)
  4. Berkshire Hathaway – General Re (États-Unis, 10, 7 milliards de dollars américains)
  5. Hannover Re (Allemagne, 9, 5 milliards de dollars américains)
  6. Scor (France, 3, 6 milliards de dollars américains de primes émises + 2 milliards du fait de la reprise de Converium en juillet 2007)
  7. Reinsurance Group of America ou RGA (États-Unis, 4, 3 milliards de dollars américains)
  8. Everest Re (Bermudes, 3, 8 milliards de dollars américains)
  9. Allianz Re (Allemagne, 3, 7 milliards de dollars américains)
  10. Partner Re (Bermudes, 3, 7 milliards de dollars américains)
  11. Transatlantic Re (États-Unis, 3, 7 milliards de dollars américains)
  12. XL (Bermudes, 2, 6 milliards de dollars américains)

Il n'existe pas de chiffres publiés pour la totalité du marché français mais principaux réassureurs y sont Swiss Re, Hannover Re, Munich Re et la Caisse centrale de réassurance (CCR), le réassureur de l'État français.

Les trois plus grands réassureurs français dans le monde au 31 décembre 2006 sont [3] :

  1. Scor (chiffre d'affaires de 3, 6 milliards de dollars américains de primes émises + 2 milliards du fait de la reprise de Converium en juillet 2007)
  2. CCR (1, 5 milliard de dollars américains)
  3. Paris Ré (1, 2 milliard de dollars américains)

Courtiers de réassurance

Rating des Réassureurs

Ratio combiné des réassureurs

les sinistres payés ou à payer plus les coûts administratif sur les primes acquises. C'est en fait le ratio des sinistres (Loss Ratio) qui tient compte en plus des dépenses administratives.

Rétrocession et recoverables

Réglementation de la réassurance

Les métiers spécifiques de la réassurance

Notes et références

  1. Voir http ://www. ffsa. fr/.
  2. Source : rapports annuels des sociétés.
  3. Source : rapports annuels des sociétés.
  4. Directive 2005/68/CE du Conseil du 16 novembre 2005 relative à la réassurance et modifiant les directives 73/239/CEE et 92/49/CEE du Conseil mais aussi les directives 98/78/CE et 2002/83/CE [Journal officiel L 323 du 9.12.2005].
  5. Ordonnance n° 2008-556 du 13 juin 2008 transposant la directive 2005/68/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2005 relative à la réassurance et réformant le cadre juridique des fonds communs de créances.
  6. article L. 321-1 du code des assurances.
  7. http ://www. cefarea. com/

Liens externes

Recherche sur Google Images :



"Les demandes en réassurances"

L'image ci-contre est extraite du site rachatducredit.com

Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur.

Voir l'image en taille réelle (240 × 165 - 22 ko - jpg)

Refaire la recherche sur Google Images

Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : réassurance - réassureurs - assurance - cédantes - risque - prime - contrats - uni - marchés - milliards - sinistre - état - assureurs - vie - sociétés - américain - garantie - affaires - dollars - branches - partie - grande - entreprise - perte - forme - france - spécifiques - conséquent - pleins - particulièrement -


Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9assurance.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 17/12/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu