Système de retraite en Allemagne

Le système de retraite en Allemagne a, comme la majorité des systèmes de retraite en Europe, connu en 2001 puis en 2005 des réformes qui ont visé essentiellement à développer la retraite par capitalisation, sans y parvenir entièrement car elles...


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Retraite par pays - Protection sociale en Allemagne

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Le système de retraite en Allemagne a, comme la majorité des systèmes de retraite en Europe, connu en 2001 puis en 2005 des réformes qui ont visé essentiellement à développer la retraite par capitalisation, sans y parvenir entièrement car elles ont préservé en grande partie le dispositif de retraite par répartition, même si les avantages des fonctionnaires comparé aux salariés du privé ont disparu.

Un départ envisageable après 35 ans de cotisation, contre une décote de 7%

En Allemagne, la retraite anticipée est envisageable à partir de 63 ans avec 35 ans de cotisation, ou même 60 ans avec 15 ans de cotisation et un an de chômage, ou encore à partir de 60 ans pour les personnes invalides mais disposant de 35 ans de cotisation derrière elle .

Dans le cas d'un salarié à partir de 63 ans avec 35 ans de cotisation[1], le salarié verra sa pension subir une décote totale de 7%[2], inférieure à la décote de 5% par année de cotisation manquante qui s'applique en France et voit le salarié dans un cas semblable sa pension diminuée de 25%, le total des décotes pour la retraite en France étant plafonné à 25% depuis la loi Fillon de 2003.

Le privé et le public remis sur un pied d'égalité en 2005

Le contenu de la loi de janvier 2005 peut être divisé en trois parties :

Les critiques contre le niveau élevé des cotisations sociales

Le poids important de ces cotisations-retraite dans les prélèvements obligatoires en Allemagne a été critiqué et jugé responsable de la perte de parts de marché par l'industrie allemande au début des années 90, mais aussi le niveau élevé du mark. A partir du milieu des années 2000, le gouvernement d'Angela Merkel a décidé d'augmenter les impôts sur la consommation et sur le capital, pour diminuer les cotisations sociales sur les salaires, qui restent cependant parmi les plus élevées au monde.

La cotisation pour l'assurance vieillesse s'élève à 19, 5% du salaire brut, jusqu'à une certaine limite et son montant est réparti a parts identiques entre le salarié et l'employeur. [4] Le dispositif de retraite allemand a été constamment sous pression durant la dernière décennie en raison d'un taux de natalité faible et d'une population vieillissante, qui font que moins de gens doivent cotiser pour plus de retraités.

La générosité et le coût élevé du sont cependant permis par la tradition des entreprises allemandes consistant à valoriser la promotion interne et l'expérience acquise, qui fait que le taux d'emploi des 55 à 60 ans est assez élevé et que les salariés quittent le dispositif productif en moyenne trois ans plus tard que les français, 61, 6 ans contre 58, 7 ans dans l'hexagone, malgré des droits à la retraite plus élevé[5] en cas de départ à 63 ans. L'écart en faveur de l'Allemagne a été analysé par l'économiste français Thomas Philippon[6], dans son ouvrage Le Capitalisme d'héritiers : La crise française du travail[7].

L'encouragement aux retraites par capitalisation, par la fiscalité

L'Allemagne était l'un des pays où la retraite publique était la plus élevée. Le taux de prélèvement obligatoire étant pour cette raison élevé aussi, le gouvernement a décidé de transférer à des assurances privées une partie de la retraite publique, en jouant sur des baisses d'impôt particulièrement importantes pour les familles.

En janvier 2001, une nouvelle loi a réformé le dispositif des retraites, avec une baisse du taux de remplacement de la retraite de base, qui passera de 70% à 64% du salaire moyen d'ici 2030[8] pour les salariés du privé[9] et une incitation fiscale particulièrement avantageuse à compléter par des plans de retraite par capitalisation. Les salariés sont incités à y verser 1% de leur salaire brut et jusqu'à 4% en 2008, entraînant l'acceptation d'une baisse de leur revenu direct. En 2002, 3 millions de salariés sur les 35 millions d'ayants droits y avaient souscrit tandis que le gouvernement en avait espéré trois fois plus. Malgré ces réticences, la part des retraites complémentaires par capitalisation correspondait déjà à 11 % du total des retraites.

Parallèlement, le taux de cotisation à la retraite publique passera de 19 à 22% d'ici à 2030[10]. La réforme étant basée sur la garantie d'un montant des pensions assez élevé, c'est pour en compenser les effets qu'une retraite par capitalisation, accessible uniquement sur initiative de l'employeur, a été introduite.

Références

  1. http ://www. france-info. com/monde-europe-2010-10-15-l-age-de-la-retraite-inquiete-aussi-nos-voisins-europeens-491575-14-15. html
  2. "L'âge de la retraite inquiète aussi nos voisins européens", par Mikaël Roparz, FRANCE INFO, le 15 octobre 2010
  3. http ://www. connexion-emploi. com/fr/infos/59-le-systeme-de-retraite-en-allemagne
  4. http ://www. justlanded. com/francais/Allemagne/Guide-Allemagne/Emploi/La-retraite
  5. http ://www. cfdt-retraites. fr/Dossier-sur-les-systemes-de
  6. http ://books. google. fr/books?id=EZEUAQAAIAAJ&q=%22la+crise+fran%C3%A7aise+du+travail%22&dq=%22la+crise+fran%C3%A7aise+du+travail%22&hl=fr&ei=K4OSTP3oD8yQjÆjr5imBQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CDIQ6ÆwAA
  7. Le capitalisme d'héritiers : la crise française du travail, par Thomas Philippon
  8. "Les dispositifs de retraite en Europe", par Delphine Surrans, Fondation Robert Schumann
  9. http ://www. robert-schuman. eu/print_qe. php?num=sy-77
  10. http ://www. robert-schuman. eu/print_qe. php?num=sy-77

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